Dimanche 21 juin 2009
L'Express : Par Estelle Gross, publié le 16/06/2009 11:20 - mis à jour le 16/06/2009 16:38

Fraichement entrée dans la direction du Parti socialiste, Ségolène Royal réunissait ce 15 juin, experts et militants pour plancher sur l'après-crise. Histoire de prendre de la hauteur et de préparer 2012.

Qu'on se le dise: pendant que le parti socialiste soigne sa gueule de bois post-Européennes, Ségolène Royal, elle, travaille. Les quadras du PS, Pierre Moscovici et Manuel Valls en tête, appellent à des primaires ouvertes à gauche? La toute nouvelle vice-présidente de l'Internationale socialiste préfère parler du fond. Lundi 15 juin, la présidente de Poitou-Charentes a ainsi animé le quatrième rendez-vous de son université populaire participative. Le thème: "Quel nouveau modèle de développement économique et social pour l'après-crise?" 

Une demi-heure avant le début de la soirée, la presse patiente déjà en nombre devant les grilles de la mairie du 4e arrondissement de Paris, fief de la royaliste Dominique Bertinotti. La consigne est pourtant claire et sans appel: ni caméras, ni photos à l'intérieur, et ce à la demande des participants. 

Ambiance studieuse

Vers 18 heures 15 les portes s'ouvrent enfin et la foule des militants et sympathisants mais aussi de simples curieux s'engouffre dans l'escalier central. L'événement est victime de son succès, les chaises manquent, et les derniers arrivés s'entassent dans le couloir.

Celle que tout le monde est venu voir apparaît, bronzée et souriante. Ségolène Royal prend le micro, le son est exécrable. Alors que toute la presse attend une réaction post-scrutin européen, elle donne le ton. "Le contexte politique [...] renforce notre volonté de travail, de dialogue, d'écoute et de proposition". Sur les élections européennes, elle n'émet qu'un seul petit commentaire: "Cette abstention appelle un sursaut, une audace nouvelle." Et s'autorise un constat: "Sur le parti socialiste je dirai juste un fait non polémique ce sont 6,7 millions de voix qui ont été perdues depuis le premier tour de l'élection présidentielle."

Puis on passe au programme de cette très sérieuse université populaire. Les organisateurs ont fixé cinq défis et invité sept experts pour y répondre. L'ambiance est studieuse, presque scolaire. Un par un, les intervenants prennent la parole, rétroprojecteur à l'appui. Vingt minutes par personne, le compteur tourne sur l'écran géant. Dans la salle, les participants, âgés en moyenne, tendent l'oreille. Jacques Attali se lance dans une explication de la crise, le micro lui joue des tours mais son intervention est saluée par des applaudissements appuyés. Jacques Barbier, président du Réseau Eco-industries de Poitou-Charentes prend la suite, n'oubliant pas de saluer l'implication et le bilan vert de "la présidente" de région.

Royal et ses jeunes pousses

La représentation syndicale, les raisons de la crise, la croissance verte, une transparence accrue du pouvoir à tous les échelons, un "Small Business Act" à l'échelle européenne, une veille industrielle... L'université tente de dessiner un nouveau monde.

Malgré les quelques soucis techniques, l'opération fait effet. Pendant les différentes démonstrations, une feuille circule dans la salle, le public se prête volontier au jeu du participatif. "Vient le moment de l'échange avec la salle", annonce Ségolène Royal, qui anime la soirée en lieu et place d'une Aurélie Filipetti annoncée. Pendant vingt minutes, les invités répondent aux questions du public, les autres questions trouveront leur réponse sur le site Internet.

Ségolène Royal prend une dernière fois la parole saluant "une très très grande qualité de l'université " et la "densité et diversité des interventions". "J'ai toujours la volonté de mettre en avant la nouvelle génération, c'est très important qu'elle ait la parole", insiste-t-elle pour introduire Guillaume Garot et Delphine Batho, chargés de la conclusion. Le premier résume les propositions. "Il y avait de l'espoir et du désir d'avenir, alors continuons ensemble", conclut-il.

La seconde, interrompue régulièrement par les applaudissements, appelle à de nouvelles règles du jeu et à poursuivre le travail pour "redonner confiance en la gauche".  Toute l'équipe sort par une porte dérobée, au grand dam des journalistes massés dehors. Ségolène Royal, un pied dans le parti, l'autre en dehors, s'est abstenue de tout commentaire. Irréprochable et studieuse...

Par HUBERT
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Mardi 9 juin 2009
 
 

Rencontre entre Martine Aubry et Ségolène Royal

09 juin 2009 - 14:40


Par l'équipe de Ségolène Royal Nous vous informons du communiqué qui vient d'être envoyé, suite à la rencontre entre Martine Aubry et Ségolène Royal, ce matin. "Martine Aubry et Ségolène Royal se sont rencontrées ce matin. Elles ont décidé de se consulter régulièrement et en direct pour agir dans l'intérêt de leur famille politique. Ségolène Royal a dit à Martine Aubry qu'elle pouvait compter sur son soutien complet pour toutes les initiatives qu'elle prendra pour la transformation radicale du Parti socialiste. En ce qui concerne le projet, Ségolène Royal a proposé à Martine Aubry que ses équipes soient pleinement impliquées dans le travail en commun, pour que le Parti socialiste s'ouvre à la société tout entière et incarne à nouveau une espérance. Elle sont d'ailleurs convenues d'intervenir ensemble lors des moments forts du Parti." Nous vous confirmons par ailleurs que Ségolène Royal prendra la parole lundi 15 juin à l'occasion de l'Université populaire participative "Quel nouveau modèle de développement pour l'après-crise ?", qui se tiendra à la Mairie du 4è arrondissement de Paris, de 18h30 à 21h30. Philippe Aghion, Jacques Attali, Edouard Martin, Jean-Paul Fitoussi (par visio-conférence), Yann Algan et Gontran Lejeune.
Par HUBERT
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Lundi 8 juin 2009

Manuel Valls, député PS de l'Essonne, a averti aujourd'hui que "s'il ne se passe rien" dans les jours qui viennent au PS, "la colère" au Parti socialiste mais aussi "chez les Français, risque d'être forte".

"Le Parti socialiste est une force qui est capable de se régénérer à condition que ce travail intellectuel, politique, organisationnel commence dès demain", a déclaré M. Valls sur RTL alors qu'un bureau national doit avoir lieu mardi.

Selon lui, "s'il ne se passe rien, ce qui serait le pire, alors la colère, pas uniquement au Parti socialiste mais chez les Français, risque d'être forte", a-t-il dit.
"Attention, a-t-il averti, un parti comme toute entreprise humaine est mortel et le PS, s'il n'est pas capable de comprendre le message des Français", peut "être en grand danger".

"S'il ne se régénère pas, s'il ne change pas de langage, s'il ne change pas de dirigeants, s'il ne change pas de méthodes de travail, et surtout s'il n'est pas capable de présenter un projet crédible aux Français alors oui il est en danger", a insisté le député-maire d'Evry.

Par HUBERT
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Lundi 8 juin 2009

Manuel Valls, député PS de l'Essonne, a averti aujourd'hui que "s'il ne se passe rien" dans les jours qui viennent au PS, "la colère" au Parti socialiste mais aussi "chez les Français, risque d'être forte".

"Le Parti socialiste est une force qui est capable de se régénérer à condition que ce travail intellectuel, politique, organisationnel commence dès demain", a déclaré M. Valls sur RTL alors qu'un bureau national doit avoir lieu mardi.

Selon lui, "s'il ne se passe rien, ce qui serait le pire, alors la colère, pas uniquement au Parti socialiste mais chez les Français, risque d'être forte", a-t-il dit.
"Attention, a-t-il averti, un parti comme toute entreprise humaine est mortel et le PS, s'il n'est pas capable de comprendre le message des Français", peut "être en grand danger".

"S'il ne se régénère pas, s'il ne change pas de langage, s'il ne change pas de dirigeants, s'il ne change pas de méthodes de travail, et surtout s'il n'est pas capable de présenter un projet crédible aux Français alors oui il est en danger", a insisté le député-maire d'Evry.

Par HUBERT
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Mardi 21 avril 2009

Nicolas Sarkozy ne respecte pas sa fonction

20 avril 2009 - 12:37

Par David Assouline

Messieurs Paillé et Lefebvre, portes flingues de l’UMP et de l’Elysée, ont perdu tout sens de la dignité politique et tout simplement du respect humain. On sait à quoi ont servi dans l’histoire « les procès en folie » contre les femmes et les opposants politiques.

Dans cette affaire ce n’est pas Ségolène Royal qui ne respecte pas le Président mais Nicolas Sarkozy qui ne respecte pas sa fonction avec ses fanfaronnades et propos à l’emporte pièces sur nos principaux partenaires internationaux.

Et maintenant qu’une campagne européenne digne de ce nom commence, pour débattre du fond et relever le niveau du débat public d’autant plus nécessaire que la crise frappe ! C’est un impératif majeur au moment où nos concitoyens pensent de plus en plus que la politique est impuissante face aux ravages que provoque la crise dans leurs vies de tous les jours.

 
Par HUBERT
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